J'écoute : Radiohead, James Blunt, Stereophonics, Subway Je regarde : couler Je lis : leurs vies Je joue : avec mon clavier Je bois : par intermittence Je cite : ma sous culture Je pense : donc je suis Je rêve : que je ne rêve plus (mis à jour dimanche 4 novembre 2007 à 17:08)
J'ai de plus en plus de mal à vivre certains paradoxe de ma vie.
Je commence tout juste à m'assumer physiquement, à pouvoir me regarder dans la glace, même si cela reste pour moi un exercice assez difficile. Je ne supportes toujours pas de me voir en photo, par exemple. Je me sens à l'aise dans ma vie de gay parisien, mais de moins en moins en phase avec mon boulot.
Aujourdhui, dans le rer qui m'y conduisait, je fut pris d'une irrésistible envie de pleurer. J'ai eu des nausées, des envies de fuite, des envies d'ailleurs. Ce soir, quequ'un m'a fait remarquer que j'avais une bonne situation, en gros un taff sympa avec un salaire correct. C'était vrai, mais je ne le vis plus comme ca, j'ai un sentiment de plus en fort de perte de temps, je m'ennui, je tourne en rond, j'ai perdu ma motivation. Je reve d'ailleurs, de nouveaux horizons. Je sais que je suis capable de tout plaquer du jour au lendemain, je n'ai finalement que peu d'attaches et j'ai la prétention de croire que l'aimitié c'est comme la famille: pour la vie.
Alors quoi, flashback, repartir comme en 2001, vivre à 800km d'ici? changer trois fois de ville en trois ans? Vivre des ASSSEDIC pendant six mois? Voyager? Me perdre, me retrouver?
Plus je me connais moins je comprends ce que je dois faire de ma vie pro. J'aime mon métier et je ne supporte plus mon employeur. J'ai toujours eu du mal à ne pas vivre un départ comme une rupture, j'ai toujours plus eu peur du moment que de l'après. Je sais bien évidement que je retomberai sur mes pattes, non pas que je puisse compter uniquement sur ma famille comme soutien logistique, mais j'ai un métier qui ne souffre que très peu du manque d'offres d'emplois, ca aide à prendre ce genre de décisions.
Et je crois que je n'ai aucune conscience sociale, dans le sens où je me fous completement de savoir si je suis cadre sup ou employé de base. Peu m'importe à vrai dire. Il n'y a pas si longtemps je vendais des tickets de bus à Bordeaux! et j'étais tres heureux.
Je me suis paradoxalement toujours fixé des objectifs tres haut de carrière, et j'ai maintenant l'impression d'etre allé trop vite, d'avoir donné trop à mon boulot. je dirige aujourdhui une grosse équipe, je gere plus de 3 millions d'euros de CA seul, et je n'ai que 28a. J'en ai retiré beaucoup de vanité au début, et pusi j'ai compris que mon ego s'en foutait, que tout ce la n'était qu'un mirage, qu'une image que je voulais renvoyer. Mais renvoyer n'est pas vivre. Trop vite trop haut, je me suis perdu en route, je veux me retrouver.
Et plus je dors seul, plus j'en ai envie.
Et plus je dors seul, moins j'aime la vie seul.
Et plus je dors seul, moins j'en ai envie.
Et plus je dors seul, plus j'ai peur.
J'ai bien conscience que ce post doit etre illisible. je le relirais dans quelques jours, j'écris toujours, ici, de facon brute, directe, sans me relire ni même me corriger. Je vis ce blog comme un instantané, un flash, un moment.
Je ne construis pas mes posts, je les jette.
Et plus je dors seul, plus j'en ai envie.
Et plus je dors seul, moins je sais qui tu es.
Et plus je dors seul, moins j'en ai envie.
Et plus je dors seul, plus je vis en insomnie.
J'ai 28a et j'ai l'impression de vivre mon adolescence. J'ai 28a et j'ai envie de devenir un adulte.
Le coté pile est ailleurs, je ne sais pas exprimer le coté face, il ne peut vivre extérieurement à son propriétaire qu'à travers ces lignes.
Dans ce temple des nations, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement et à la paix. Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu la guerre et la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs, et qui pourtant n'a pas cessé de se tenir debout façe à l'Histoire et devant les hommes. Fidéle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les menbres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleurs.